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Le biosourcé se décline en région

La région Hauts-de-France concentre de nombreuses activités de recherche et industrielles basées sur les produits biosourcés. En voici deux beaux exemples avec l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Béthune et le projet SORAGO.
Sorago, développe des peintures biosourcées
SORAGO développe des peintures biosourcées.

Des produits biosourcés à tous les étages à l’IUT de Béthune (Université d’Artois)

L’IUT de Béthune consacre nombre d’activités scientifiques aux produits biosourcés. « En génie civil, par exemple, nous travaillons sur une huile de décoffrage biosourcée ou encore sur l’intégration de matériaux biosourcés telle la sciure de bois d’essence régionale dans le béton », liste Patrick Martin, Professeur et ancien directeur de l’établissement, aujourd’hui chargé de la R&D. « Le département génie mécanique et productique s’y intéresse pour la mise en oeuvre de biomatériaux destinés à la médecine. Enfin, en chimie, nous pratiquons de l’écoconception, en cherchant à valoriser des produits issus du végétal, comme par exemple la racine de chicorée, en tenant compte de l’intérêt économique des projets », ajoute-t-il.

L’IUT est aussi partie prenante de projets internationaux sur le sujet, comme le projet Interreg V Smartbiocontrol qui vise à concevoir des biopesticides. L’IUT s’appuie ici sur son écosystème, les agriculteurs d’un côté et les industriels régionaux de l’autre, comme Roquette ou Oléon, mais aussi les pôles de compétitivité et d’excellence de la région, comme Matikem, NSL, Team2, Plastium et Inotep. Une ouverture qui permet à l’IUT de développer chez ses étudiants un esprit d’innovation et un solide ancrage dans les enjeux actuels et futurs des agro-ressources.

Contact : patrick.martin@univ-artois.fr